Les 14es Nuits de Sologne se déroulent ce samedi soir. Le spectacle pyrotechnique aura lieu pour la dernière fois à Nouan-le-Fuzelier

Depuis quinze jours, plus de 250 bénévoles ont investi Le Petit-Neuteau, à Nouan-le-Fuzelier. Le bataillon de volontaires butine la trentaine d’hectares pour que tout soit prêt le jour J. Les chiffres font tourner la tête : six tonnes de poudre, quatre tours pour sonoriser un espace de cinq terrains de foot, plus de 8.000 chaises, une tribune de 1.100 places… Il reste quelques dizaines de places disponibles(*), mais la jauge maximale de 15.000 spectateurs sera atteinte samedi soir, ce qui fait du spectacle pyrotechnique le plus important de la région.

Les membres des Nuits de Sologne, l’association organisatrice, se sont inspirés du « Livre de la Jungle » de Rudyard Kipling pour créer le conte. « Ce n’est pas la version de Disney », prévient Pascal André, président des Nuits de Sologne. « Mon but personnel, c’est de donner au public l’envie de lire ce livre à la sortie ».

Le site ouvre dès 17h, pour patienter jusqu’à la tombée de la nuit : concert, bandas, fanfares, restauration… Après le premier spectacle d’une quarantaine de minutes, la symphonie pyrotechnique où feux, musique, voix doivent être en parfaite harmonie pendant plus de vingt minutes.

Dernière édition des Nuits de Sologne ?

Cette 14e édition sera forcément particulière. C’est la dernière sur le site historique. « Les spectateurs doivent rester à la fin de la symphonie, on leur réserve une surprise, histoire de marquer le coup. » Le terrain, propriété de l’Œuvre des orphelins des douanes, a été racheté par Olivier Dassault. Les membres de l’association recherchent un lieu adéquat. Plusieurs pistes ont été explorées, en Sologne, pour l’heure aucune n’a été retenue. « On a quelques critères, d’abord la superficie : 15 ha pour le spectacle, autant pour le parking. Il faut que le site soit accessible, dispose d’une zone de stockage pour notre matériel (tracteurs, tribunes, 2.000 chaises) et qu’on puisse s’y retrouver tout au long de l’année », détaille le président. « Les Nuits de Sologne, c’est un spectacle, mais c’est aussi une association. On a besoin de se retrouver, de « suer ensemble » pour créer des liens. »

L’association se laisse jusqu’à novembre pour trouver un nouveau site. Le délai nécessaire pour préparer l’édition suivante. Si aucun terrain n’est trouvé d’ici cette date, cela pourrait signifier la fin de l’aventure débutée il y a quinze ans. « Si on ne fait pas d’édition en 2018, il n’y aura pas d’édition en 2019″, annonce Pascal André, « les Nuits de Sologne s’arrêteront. » En tout cas, le thème de la 15e édition est déjà trouvé.

Nuits de Sologne, Le Petit-Neuteau, à Nouan-le-Fuzelier, ce samedi 2 septembre, à partir de 17 heures.

(*) Uniquement en pelouse. Pas de vente sur le site Internet des Nuits de Sologne, ni sur place. Places disponibles dans le réseau habituel (offices de tourisme, grandes surfaces, espaces culturels).

Billet

Terrain d’accueil

Il serait fort dommage que les Nuits de Sologne vivent leur dernière édition ce prochain week-end (lire page 3). Car, au fil des ans, ce spectacle sans égal dans la région s’est imposé comme un rendez-vous majeur du programme des animations estivales en Loir-et-Cher. Reste à trouver un terrain d’accueil et ce ne sera pas simple. Car si plusieurs sites peuvent convenir à l’organisation de la soirée, dont le Parc équestre fédéral de Lamotte-Beuvron, il est plus compliqué d’en trouver un qui serve de base pour l’association pendant le reste de l’année. Car au-delà de la féerie pyrotechnique, les Nuits de Sologne c’est aussi une belle aventure humaine, avec des liens qui ont besoin d’être maintenus douze mois sur douze.

Par :
Alexandre SALLE, Journaliste, rédaction de Romorantin